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Tchad : Le SAC-MNF maintient la suspension de la grève pour 45 jours

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Ce jeudi 11 janvier 2024, le Syndicat des Agents Contractuels de la Maison Nationale de la Femme (SAC-MNF) a animé une conférence de presse. L’objectif est de lancer la grève du 20 janvier pour motif de la revendication de la grille salariale et bien d’autres points de revendications.

Pour le Secrétaire Général du Syndicat, Siguide Djintoide, la Maison Nationale de la Femme s’est  »détournée » de son objectif phare qui est l’autonomisation de la femme en devenant un  »fond de commerce » pour certains administrateurs.

Le SAC-MNF cite entre autres, le détournement de la subvention et des recettes pour des activités festives, la mauvaise gestion et le manque de respect envers le personnel, les nominations et recrutements basés sur le clientélisme et népotisme, la non application de la grille salariale selon le décret N°1111 de 2022, les menaces et manipulation du personnel, la gestion opaque de l’administration.

Tous ces ponts évoqués constituent selon Siguide Djintoide, une entrave à la bonne gestion et au bon fonctionnement de l’institution.

«Tous ces éléments nous amènent à nous poser assez de questions si la maison de la femme n’est-elle pas une institution de l’État tchadien au point de ne pas respecter les lois de la République sous le regard impuissant et complice du ministère de tutelle ? » s’indigne Siguide Djintoide.

Le SAC-MNF rappelle tout de même que pour  »respect » à certains Directeurs Techniques de la maison de la femme qui ont pris l’initiative de discuter et d’échanger avec le Syndicat, il maintient sa suspension de grève pour 45 jours avec un mois d’observation à compter de 10 janvier au 25 février 2024 pour des raisons entre autres suivantes : retirer la garde de la recette de la maison de la maison de la femme du DAF, laisser la main aux ressources humaines, suspendre les nominations à des postes de responsabilité verbales, appliquer la grille salariale…

Le syndicat, à travers cette communication demande l’intervention des autorités compétentes d’intervenir afin de solutionner cette crise.

Dépassé ce délai, rappelle-t-il, le syndicat sera dans l’obligation de mener des actions légales pour se faire entendre.

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