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Tchad : l’AILC renforce la lutte contre la corruption par le recouvrement des avoirs

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L’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), en collaboration avec le Conseil Consultatif de l’Union Africaine Contre la Corruption (AUABC), a organisé ce mercredi 28 octobre 2026 à Radisson Blu, un atelier de renforcement des capacités de son personnel sur la lutte contre la corruption, le recouvrement des avoirs et les flux financiers illicites.

À l’ouverture des travaux, le Contrôleur général de l’AILC, Nedeou Teubdoyo Gérard, a rappelé que la lutte contre la corruption ne doit pas se limiter à la détection des infractions et à la poursuite de leurs auteurs mais elle doit permettre d’identifier, de saisir, de confisquer et de recouvrer les avoirs issus de la corruption, tout en assurant leur bonne gestion.

Il a souligné que les ressources détournées auraient pu contribuer au financement du développement, à l’amélioration des conditions de vie des populations et le recouvrement des produits de la corruption constitue un levier essentiel pour lutter contre l’impunité et préserver les ressources publiques.

Le contrôleur général de l’AILC, a également évoqué la Position africaine commune sur le recouvrement des avoirs (CAPAR), adoptée en février 2020 qui repose sur quatre piliers notamment la détection et l’identification des avoirs, leur recouvrement et leur restitution, la gestion des biens recouvrés, ainsi que la coopération et les partenariats entre les institutions concernées avant d’appeler à une coopération renforcée entre les services d’enquête, les autorités judiciaires, les cellules de renseignement financier et les institutions de lutte contre la corruption.

Lançant officiellement les travaux, le président du Conseil Consultatif de l’Union Africaine Contre la Corruption ( AUABC), Kwami Edem Senanu, a salué l’engagement du Tchad dans cette démarche car en février dernier, le pays s’était volontairement soumis à une évaluation nationale, une initiative qui ne concerne que treize pays parmi les 55 États membres de l’Union africaine en plus de vingt ans.

Il a indiqué que l’atelier s’appuie notamment sur les insuffisances relevées lors de cette évaluation, particulièrement dans les domaines de la gestion et du recouvrement des avoirs et a salué la participation d’autres agences africaines de lutte contre la corruption, venues partager leurs expériences et leur expertise.

À travers cette initiative, l’AILC entend renforcer les capacités de ses agents et favoriser une meilleure coopération institutionnelle pour lutter plus efficacement contre la corruption et les flux financiers illicites au Tchad.

NODJIRE DJIMADJI/ Hamama Media

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