Le contexte socio-économique du Tchad en général et celui de N’Djamena en particulier ne laisse pas la chance aux jeunes de s’épanouir ou d’avoir du travail à faire. Même si parmi eux d’autres se débrouillent, beaucoup sont à la recherche de l’emploi, pour joindre les deux bouts.
Tolna Simon, un jeune homme âgé d’une trentaine d’années habitant le quartier Atrone à N’Djamena se fait passer pour un homme très social. Il est dans toute les cérémonies de deuils et du mariage de son quartier voire d’autres quartiers aussi.
Connu pour sa gentillesse, Tolna ne refuse jamais quand on lui demande service, même à un enfant.
Ceux qui le connaissent le motivent avec de jetons en contre partie, ils gardent leurs engins et ils le chargent pour des petits services.
Quand à lui, les lieux de funérailles sont devenus son domicile, il n’a pas de couchage et ne passe ses nuits que dans de cérémonies.
«Nous avons remarqué ce jeune homme dans plus de 10 lieux de funérailles dans les quartiers, il dort à chaque place mortuaire et en fait de cela son lieu de travail et y passe la nuit. Il dit qu’il est libre de faire ce qu’il veut et n’a pas des parents, » confie un habitant du quartier Atrone.
Cette attitude dûe à la situation sociale gagne le milieu jeune en ce moment en N’Djamena.
Le petit Sarbo

