Le FRONT-DU-NON dans un point de presse animé ce mercredi au quartier Chagoua dans le 7e arrondissement, déclare que le 17 décembre 2023, les citoyens tchadiens ont exercé leur droit de vote pour se prononcer sur le projet de constitution d’un Tchad unitaire.
Le référendum a donné aux électeurs le choix entre le « oui » et le « non » concernant ce projet.
Cependant, des irrégularités graves ont été enregistrées tout au long de l’organisation du scrutin, notamment de la part des partisans du « oui ». Ces violations flagrantes de la loi électorale spécifique, énoncée dans la loi N°011/PT/2023, ont suscité la colère du FRONT-DU-NON, qui demande justice par la voix de son coordonnateur Brice Mbaïmon GUEDBAYE.
Le FRONT-DU-NON souligne plusieurs irrégularités pendant la campagne et le jour du vote. Ils indiquent que les partisans du « oui » ont violé ouvertement les dispositions de la loi électorale spécifique dont il en cite entre autres:
1- La poursuite de la campagne électorale jusqu’au jour du scrutin, en violation des règles électorales.
2. Le bourrage des urnes, une pratique frauduleuse visant à altérer les résultats en introduisant des votes illégitimes.
3. Le vote des mineurs, ce qui constitue une violation flagrante du droit de vote réservé aux citoyens en âge de voter.
4. L’utilisation abusive des ressources humaines, matérielles et financières de l’État pour promouvoir le « oui ».
5. Le renvoi des délégués de bureau de vote accrédités par le FRONT-DU-NON, empêchant ainsi leur participation au processus électoral.
6. Les menaces, agressions, arrestations et séquestrations de militants des partis politiques membres du FRONT-DU-NON.
Face à ces actes frauduleux orchestrés par les partisans du « oui », le FRONT-DU-NON exige avec fermeté que les auteurs de ces violations de la loi soient jugés et condamnés.
Pour Brice Mbaïmon GUEDBAYE, malgré les graves irrégularités, il est essentiel de reconnaître le choix éclairé et souverain du peuple tchadien. Les résultats authentiques, issus des bureaux de vote, semblent présager une victoire écrasante du « non » sur le « oui ».
Dans ce contexte, le FRONT-DU-NON appelle le Ministre de l’Administration du Territoire, également Président du CONOREC, à assumer pleinement sa responsabilité en appliquant immédiatement l’Article 106 de la loi électorale spécifique. Cet article stipule que « lorsque le référendum aboutit au rejet du projet de constitution, un nouveau scrutin est organisé dans un délai maximum de soixante jours » à ajouter le FRONT.

