Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président français a vivement dénoncé les opérations israéliennes à Gaza, en Cisjordanie et au Liban, évoquant un « spectacle qui nous fait honte ». Une prise de parole fermement rejetée par Tel-Aviv, qui dénonce une « absurdité grotesque ».
À la tribune de l’Organisation des Nations unies (ONU), Emmanuel Macron a dressé un bilan critique de la situation au Proche-Orient, appelant au respect strict de la souveraineté des peuples libanais et palestinien comme préalable indispensable à la paix.
Faisant référence à l’aggravation de la crise humanitaire et au maintien des frappes à Gaza malgré les accords de trêve, le chef de l’État s’est interrogé sur la crédibilité de la communauté internationale. « Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais », a-t-il lancé devant l’assemblée.
Sur le front libanais, alors que l’armée israélienne demeure déployée dans le Sud du pays, le président français a soutenu qu’un « Liban pleinement souverain » constituait la seule voie pour faire rendre les armes au Hezbollah. Il a également condamné la multiplication des implantations de colons en Cisjordanie, estimant qu’elles compromettent la viabilité d’un État palestinien.
Tout en rappelant l’attachement de la France à la sécurité de l’État hébreu, Emmanuel Macron a adressé une mise en garde directe aux dirigeants israéliens :
« Tous ceux qui prétendent que la sécurité d’Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses voisins font une erreur funeste. »
La riposte diplomatique ne s’est pas fait attendre. Sur le réseau social X, les services du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ont fustigé la déclaration du président français, la qualifiant d’ « absurdité grotesque » et de prise de position « stupéfiante ».
Pour appuyer sa contestation, le gouvernement israélien a rappelé l’assassinat survenu deux jours plus tôt en Cisjordanie d’un citoyen franco-israélien par un membre du Hamas. Tel-Aviv a soutenu que le mouvement islamiste y mène des attaques régulières contre des civils, contestant ainsi le constat français sur l’absence d’emprise du Hamas dans cette zone.

