Si des efforts louables sont déployés pour moderniser l’éclairage public de la capitale tchadienne, notamment par l’installation de panneaux solaires dans plusieurs quartiers, une réalité plus sombre persiste dans certaines zones névralgiques de N’Djamena. De nombreux axes restent plongés dans l’obscurité, posant des problèmes de sécurité et de circulation pour les habitants.
L’exemple le plus frappant se situe sur l’axe reliant le rond-point du 10 octobre à celui de Dembé dans le 7e arrondissement. Sur cette route essentielle, les poteaux électriques se dressent comme de véritables ruines sans éclairage depuis plusieurs années. Leur état lamentable est manifeste : non seulement les ampoules sont inopérantes, mais l’infrastructure elle-même est dégradée.
Plusieurs poteaux ont été fauchés suite à des accidents de la circulation, et d’autres sont visiblement dévissés et menacent de s’effondrer. Ces dommages, qu’ils soient le résultat de la vétusté ou d’incidents, n’ont engendré aucune réaction visible ni intervention de la part de la Société Nationale d’Électricité (SNE).
Cette situation crée un contraste saisissant avec les initiatives récentes d’installation d’éclairage public alimenté par l’énergie solaire, souvent mises en avant par les autorités. Si ces projets améliorent l’image et la sécurité de certains coins de la ville, ils mettent en lumière l’échec de la maintenance et du renouvellement des infrastructures électriques classiques dans d’autres zones pourtant très fréquentées.
Face à cette carence, les usagers et les riverains lancent un appel pressant à la SNE et aux autorités municipales. Le maintien de l’obscurité sur un axe majeur comme celui du 7e arrondissement compromet non seulement la sécurité routière et la prévention des actes de délinquance, mais témoigne également d’une négligence regrettable dans la gestion des infrastructures vitales de la capitale.
N’Djamena : l’éclairage de la ville malgré les efforts à saluer certains axes sont toujours restés dans le noir

