Le marché de fruits du 7ème arrondissement de N’Djamena est l’un de centre névralgique de l’activité économique de la capitale tchadienne en produits issus d’activités des paysans. Ces derniers temps, une effervescence particulière s’y fait sentir, témoignant de l’arrivée massive des produits de saison en provenance des provinces environnantes. Les emplacements illustrent parfaitement cette dynamique, offrant un aperçu de la chaîne d’approvisionnement qui nourrit la ville.
Les étals, à même le sol, sont recouverts de monticules de maïs frais. Épis encore dans leurs cosses vertes, ils sont le symbole d’une récolte récente et abondante. Des hommes et des femmes, affairés, se penchent pour trier, éplucher et ensacher ces produits. Cette scène, à la fois pittoresque et laborieuse, se répète à chaque coin du marché. Des sacs de jute remplis à ras bord, prêts à être transportés. Les détaillants se disent fière de ces produits neufs qui renforcent leur activité économique. ‹‹ je suis venue chercher maïs et arachides, après avoir cuit je revends cela, j’ai une table qui me permet d’étaler diverses marchandises.›› explique Albertine, détaillante
Au-delà du maïs, d’énormes chargements d’arachides dans les véhicules sont stationnés en attendant le déchargement. Garés, leurs plateaux surchargés de sacs de toile de jute ces véhicules, véritables vaisseaux de la chaîne d’approvisionnement, effectuent la liaison vitale entre les zones de production rurales et le marché urbain. Les motos taxis, stationnées à proximité des camions, évoque les multiples moyens de transport qui coexistent et s’entremêlent pour distribuer ces denrées.
Une aubaine pour les petits commerçants
L’arrivée de ces produits en grande quantité est une excellente nouvelle pour les détaillants de N’Djamena. C’est l’opportunité pour eux de s’approvisionner à des prix de gros pour ensuite revendre les produits dans les quartiers, renforçant ainsi leurs activités génératrices de revenus.
Ce centre de décharge de produits de grande consommation agit comme un hub, où se rencontrent les producteurs des provinces et les distributeurs de la capitale.
La terre battue du marché, les bâches et les parasols improvisés pour se protéger du soleil, les silhouettes des vendeurs et des acheteurs composent un tableau vivant, celui d’un marché qui fonctionne à plein régime.
La réalité du coin à travers les installations ne montrent pas seulement des fruits, mais aussi le travail acharné des paysans qui, au-delà de leurs milieux de vie nourrissent plusieurs bouches grâce aux produits vivrière issus de leurs efforts, l’esprit d’entreprise et l’interdépendance entre les différentes régions du Tchad.
Ce marché est bien plus qu’un simple lieu d’échange commercial. Il est le témoin d’une période de maturité agricole et un moteur de l’économie locale, où chaque sac d’arachides et chaque épi de maïs représente un effort, une transaction et, en fin de compte, une source de subsistance pour de nombreuses familles.
Bien que les produits agricoles nourrissent tous les Tchadiens mais sont confrontés aux bétail qui ne font que détruire les champs anéantissant les efforts des planteurs.

