a ministre des Mines, du Pétrole et de la Géologie, Fatima Haram Acyl, a officiellement lancé ce mardi l’atelier national de validation du projet de loi portant Code minier du Tchad.
Les travaux, prévus du 8 au 10 septembre 2026 à N’Djamena, réunissent un panel élargi d’acteurs : représentants des administrations publiques, opérateurs miniers, société civile, universitaires, ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Selon la ministre, cette réforme vise à adapter le cadre législatif aux réalités actuelles du secteur. L’objectif central est de renforcer la transparence, la bonne gouvernance et la traçabilité dans la gestion des ressources minières.
Le nouveau projet de Code met également un accent fort sur la protection de l’environnement et la sauvegarde des droits des communautés locales vivant à proximité des sites d’exploitation.
Autre point majeur du texte : la promotion du contenu local. Le projet prévoit des dispositions pour favoriser l’emploi des nationaux, le développement de la sous-traitance locale et surtout la transformation des minerais sur le territoire national.
« Il s’agit de faire en sorte que les richesses du sous-sol bénéficient directement aux Tchadiens, à travers la création d’emplois et la valeur ajoutée locale », a souligné Fatima Haram Acyl lors du lancement.
Durant trois jours, les participants vont analyser article par article le projet de loi. Leurs amendements et recommandations serviront à consolider le texte final avant sa transmission pour adoption au niveau gouvernemental puis parlementaire.
Cette réforme intervient alors que le Tchad cherche à diversifier son économie et à attirer davantage d’investissements responsables dans le secteur minier.

