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Le Tchad relance sa filière coton avec un plan de 9,3 milliards FCFA financé par l’AFD

Branch of ripe cotton on the cotton field, Uzbekistan

Branch of ripe cotton on the cotton field, Uzbekistan

Le gouvernement tchadien a officiellement lancé un programme de relance de la filière coton, financé par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 14 millions d’euros, soit environ 9,27 milliards FCFA. Ce projet, baptisé Debaco (Développement agricole et territorial du bassin cotonnier), s’étendra sur cinq ans et cible les régions du Mayo-Kebbi Ouest et du Moyen-Chari, considérées comme les bastions historiques de la culture cotonnière.

Le plan vise à :

La campagne 2024-2025 a marqué un tournant difficile : la production nationale est tombée à 57 774 tonnes, contre plus de 111 000 tonnes l’année précédente. Les causes identifiées incluent des pluies irrégulières, des attaques parasitaires et un manque d’intrants.
En 2026, un rebond a été observé avec environ 150 000 tonnes, grâce à l’introduction de semences améliorées. Toutefois, les rendements restent modestes : 900 kg/ha, contre une moyenne mondiale avoisinant les 2 000 kg/ha.

Le coton demeure une ressource vitale pour près de 3,5 millions de Tchadiens, soit environ 20 % de la population. Avant l’essor du pétrole, la filière atteignait jusqu’à 750 000 tonnes par an, faisant du coton un pilier de l’économie nationale.
Aujourd’hui, les défis sont multiples :

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre de la Production et de l’Industrialisation agricole, Keda Balla, a affirmé :

« Il s’agit de renforcer la résilience de nos bassins cotonniers face aux défis climatiques et économiques, tout en consolidant la cohésion sociale dans les zones rurales. »

Avec ce plan de relance, le Tchad espère non seulement stabiliser sa production, mais aussi repositionner le coton comme un levier de développement rural et de cohésion nationale. Les autorités misent sur une meilleure organisation de la filière et sur l’appui technique de l’AFD pour atteindre des rendements compétitifs à l’échelle internationale.

Rapporté par EcoMatin

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