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Le Tchad défend la survie du Lac-Léré à la 44ème Session du Conseil des Ministres de l’ABN

Lac_Lere

La 44ème session du Conseil des Ministres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) s’est tenue le 5 décembre 2025 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette rencontre de haut niveau a réuni les ministres en charge de l’eau des neuf pays membres, les partenaires techniques et financiers (PTF), ainsi que diverses parties prenantes, pour évaluer les projets en cours, examiner le budget 2026 et renforcer la coopération régionale autour de la gestion durable des ressources du fleuve Niger.

Le Ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, a pris part aux travaux et a porté un plaidoyer majeur : l’ouverture du recrutement de cadres tchadiens au sein de l’ABN, où le pays n’est actuellement pas représenté. Cette demande a reçu le soutien des autres ministres, qui ont reconnu la justesse de la revendication.

Mais c’est surtout la question du Lac Léré qui a marqué l’intervention du ministre. Il a alerté ses pairs sur la situation critique de ce plan d’eau, qui a perdu près de 90 % de sa capacité depuis 1960. Si aucune action n’est entreprise rapidement, le lac risque de disparaître, avec des conséquences écologiques et socio-économiques majeures pour les populations riveraines.

Des projets salués par les partenaires
Le Secrétariat exécutif de l’ABN a souligné que les PTF ont salué le film documentaire réalisé par le Tchad dans le cadre du suivi ministériel du PIDACC (Programme Intégré de Développement et d’Adaptation au Changement Climatique). Ce travail de terrain a convaincu les bailleurs de financer la phase 2 du projet, dont les études débuteront en janvier 2026. Par ailleurs, un autre projet soutenu par la Banque mondiale est également en préparation.

À l’issue des travaux, les ministres ont adopté des recommandations et résolutions visant à améliorer l’évaluation de performance des Unités de Gestion de Projet (UGP) du PIDACC et de l’ABN. L’objectif est de donner à l’institution toutes les chances de réussir sa mission de gestion concertée et durable des ressources du bassin du Niger.

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