Chaque 20 novembre, le monde célèbre la Journée mondiale de l’enfant, une opportunité de réfléchir aux défis et opportunités auxquels les enfants du monde entier sont confrontés. Au Tchad, ce jour est une occasion cruciale pour mettre en lumière les réalités complexes vécues par des millions d’enfants, mais aussi pour valoriser leur résilience et leur potentiel dans un contexte souvent difficile.
Le Tchad est un pays jeune, plus de 50 % de la population a moins de 18 ans.
Pourtant, cette jeunesse est confrontée à de nombreux défis. L’accès à l’éducation reste limité pour de nombreux enfants, surtout dans les zones rurales. Beaucoup d’entre eux doivent abandonner l’école pour aider leur famille à survivre, et d’autres sont victimes de pratiques néfastes comme le mariage précoce ou le travail infantile.
Dans une école communautaire à N’Djamena, Oumar, 12 ans, partage son quotidien.
« Je vais à l’école le matin, mais l’après-midi, je vends des beignets pour aider ma mère. Je rêve de devenir enseignant, mais je ne sais pas si j’y arriverai. »
Comme Oumar, de nombreux enfants tchadiens se battent pour équilibrer leurs responsabilités familiales et leurs rêves d’un avenir meilleur.
L’éducation est reconnue comme un outil fondamental pour transformer la vie des enfants et celle de leurs communautés. Cependant, au Tchad, près de 40 % des enfants en âge scolaire ne sont pas scolarisés, selon les estimations.
Les raisons varient ,infrastructures insuffisantes, manque de matériel scolaire, éloignement des écoles, et pression économique sur les familles.
Malgré ces défis, l’espoir demeure. Dans certaines localités, des efforts communautaires permettent de créer des espaces d’apprentissage alternatifs. Ces initiatives, souvent menées par des enseignants bénévoles ou des leaders locaux, offrent une lueur d’espoir aux enfants exclus du système scolaire formel.
Malgré les obstacles, les enfants tchadiens ne manquent ni d’ambition ni de créativité.
Ils prennent part à des initiatives locales pour sensibiliser leurs communautés sur des enjeux tels que l’importance de l’éducation, l’environnement et la paix. Ces actions, souvent menées dans des cadres informels, montrent leur détermination à être des acteurs du changement.
En cette Journée mondiale de l’enfant, il est crucial que chacun citoyens, responsables politiques et chefs communautaires, s’engage pour améliorer les conditions de vie des enfants tchadiens.
Renforcer l’accès à une éducation de qualité, en construisant davantage d’écoles et en formant des enseignants compétents.
Réduire la pauvreté en soutenant des initiatives qui permettent aux familles de subvenir à leurs besoins sans sacrifier l’avenir de leurs enfants.
Sensibiliser les communautés aux droits des enfants, en luttant contre les pratiques nuisibles et en favorisant une culture du respect et de la protection des plus jeunes.
Les enfants tchadiens, malgré les défis, sont porteurs d’un immense potentiel. Leurs rêves, qu’ils soient de devenir médecins, enseignants ou protecteurs de l’environnement, ne devraient jamais être freinés par les réalités socio-économiques.
En leur offrant les moyens de réussir, nous contribuons à bâtir un Tchad plus juste, plus prospère et en paix.
Que cette Journée mondiale de l’enfant soit un rappel pour nous tous ,chaque enfant a le droit de rêver, mais aussi celui de voir ses rêves devenir réalité.
NEKARMBAYE ROSELINE/ Hamama média

