Les Israéliens ont commencé à voter mardi dans le cadre des premières élections législatives organisées depuis l’attaque du 7 octobre 2023. Ce scrutin, considéré comme l’un des plus déterminants de l’histoire récente du pays, prend des allures de référendum sur le maintien au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Environ 7,3 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler les 120 sièges de la Knesset. Les médias israéliens prévoient une forte participation, portée par l’importance des enjeux politiques et sécuritaires.
Selon les derniers sondages, la coalition de droite et d’extrême droite menée par Benjamin Netanyahu se trouve au coude-à-coude avec le principal bloc d’opposition dirigé par l’ancien chef d’état-major centriste Gadi Eisenkot.
Le scrutin intervient dans un contexte marqué par les répercussions de la guerre à Gaza, les critiques internationales concernant la politique israélienne dans les territoires palestiniens et les tensions persistantes avec l’Iran. Durant la campagne, Netanyahu a mis en avant son bilan sécuritaire et promis de poursuivre la pression contre Téhéran, tandis que l’opposition a plaidé pour une alternance politique et une réconciliation nationale.
Pour les partisans du chef du gouvernement, cette élection doit garantir la continuité d’une politique sécuritaire jugée nécessaire face aux menaces régionales. À l’inverse, ses adversaires estiment que le vote est crucial pour préserver les institutions démocratiques et établir les responsabilités dans les défaillances ayant conduit aux attaques du 7 octobre 2023.
Les premières estimations sont attendues à la fermeture des bureaux de vote, tandis que les résultats officiels devraient être publiés dans les prochains jours. Quelle que soit son issue, cette élection pourrait redessiner le paysage politique israélien dans un contexte de forte polarisation de la société.

