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Gouvernance numérique : à N’Djamena, l’Afrique centrale pose les jalons de sa souveraineté

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Le Forum sur la gouvernance de l’Internet en Afrique centrale (FGI-AC) a ouvert ses portes ce mardi 13 octobre au Radisson Blu de N’Djamena. Placé sous le signe de la résilience et de l’innovation, l’événement réunit décideurs, entrepreneurs et étudiants pour définir une feuille de route numérique commune à la sous-région.

« Nous ne sommes pas venus produire des déclarations de plus. Nous sommes venus produire des résultats. » Le ton a été donné dès la cérémonie d’ouverture par Michel Tchonang Linze, coordonnateur régional du FGI-AC.

Refusant la langue de bois, le comité d’organisation affiche une volonté claire : faire de cette édition 2026, qui se tient du 10 au 15 octobre, un tournant pragmatique. L’objectif principal réside dans l’adoption d’une déclaration finale engageante, scellant une position commune face aux mutations technologiques mondiales.

Placée sous le thème « Entre intelligence et résilience : unir l’Afrique centrale pour une gouvernance numérique inclusive et souveraine », cette édition rassemble un public varié, allant des experts internationaux aux futurs cadres formés à l’Université numérique du Tchad et à l’École nationale d’administration (ENA).

Le ministre tchadien des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Haliki Choua Mahamat, a rappelé l’engagement du Tchad en faveur de la coopération sous-régionale.

Tout en saluant les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et la dématérialisation des services, le ministre a dressé un état des lieux réaliste des freins majeurs qui persistent en Afrique centrale, entre autres : lnégalités d’accès, les déficits d’infrastructures, le manque de capital humain, les cybermenaces…

« Nous ne pouvons pas parler de souveraineté numérique sans regarder ces réalités en face », a martelé Haliki Choua Mahamat.

En procédant au lancement officiel des travaux, le ministre a adressé une question rhétorique mais cruciale à l’ensemble des participants et aux acteurs régionaux :

« Voulons-nous demeurer des consommateurs de technologies conçues ailleurs ou voulons-nous former nos talents, développer nos propres solutions et participer à l’élaboration des règles qui organisent le monde numérique ? »

Pendant six jours, les délégués devront ainsi jeter les bases d’un écosystème numérique résilient, capable d’allier démocratisation de l’accès à Internet et autonomie technologique pour l’Afrique centrale.

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