À Ndjamena, Olivier, un homme de 35 ans, a récemment fait parler de lui en changeant radicalement la couleur de sa peau pour ressembler à un nouveau-né d’une ethnie qui ne lui appartient pas.
Menodji a trois ans. Lorsqu’elle naît, Olivier la reconnaît, alors même qu’il n’est pas son géniteur. Mais il est, à cette époque, le compagnon de sa mère à un moment donné. Harmonie familiale oblige, Menodji portera donc, elle aussi, son nom patronymique. Mais, ironie du sort, la nouvelle née a une peau blanche qui n’a rien à voir avec Olivier.
Olivier, étant conscient que Menodji n’était pas son enfant biologique, a dépensé des centaines de mille pour suivre des traitements de pigmentation afin de passer d’un teint noir à un teint profondément clair.
À la surprise de tout le quartier, Olivier devenait clair comme les blancs du jour au lendemain.
Il aurait justifié cette décision en déclarant qu’il se sentait « enfin en accord avec sa véritable identité » et qu’il voulait « ressentir ce que cela fait d’appartenir à une communauté et une culture différentes ».
Cette transformation radicale a choqué et suscité de vives réactions dans la capitale Tchadienne, certains dénonçant un acte d’appropriation culturelle et de racisme inversé. Certains ont même accusé l’homme de vouloir se démarquer par tous les moyens et de forcer une identité qui ne lui appartient pas.
Malgré les critiques, l’homme est resté ferme dans sa décision et affirme être plus heureux que jamais depuis sa transformation.

